« Il est défendu de jouer seul ! Musiques traditionnelles en fanfare, 1870 – 1914. » par J.F. “Maxou” Heintzen.
« Il est défendu de jouer seul ! Musiques traditionnelles en fanfare, 1870 – 1914. » par J.F. “Maxou” Heintzen
Après cinquante ans de règne sans partage – de la Révolution au Second Empire –, les musiciens traditionnels se voient concurrencés, remplacés par l’Orphéon triomphant. Quelle commune n’a pas sa fanfare ? Passée la défaite de Sedan, dans le contexte d’un mouvement nationaliste et revanchard – Rendez-nous l’Alsace et la Lorraine ! – les répertoires traditionnels deviennent, dans l’esprit de certains, la source qui saura nous recentrer sur nos valeurs. D’ailleurs Richard Wagner, pour sa Tétralogie, ne s’est-il pas inspiré de la mythologie allemande ? Et puis ces cuivres de fanfare ont un petit air étranger – Adolphe Sax est souvent assimilé à un horrible Allemand, lui, le pacifique Belge installé à Paris. Alors les vielles et cornemuses marcheront au pas, en rang par quatre, derrière une bannière. Les codes vestimentaires, cérémoniels, réglementaires se déplacent de l’orphéon à la musique traditionnelle. Ainsi émerge, à la fin du XIXe siècle, un des modes de représentation favori du folklore naissant : le défilé.
J. F. « Maxou » Heintzen, ménétrier et historien bourbonnais, vous fera découvrir ces mutations et échanges entre musiques traditionnelles et fanfares dans les provinces du Centre de la France.
Plein tarif : 5 €.
L'entrée du musée donne accès aux animations du jour.
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